Du nord au sud : 3 haltes gourmandes
J'ai récemment eu l'occasion de remonter faire un pélerinage du côté de Lille, aux sources familiales, puisque mon aînée est partie cette année étudier à Roubaix. Alors, nous avons effectué bravement nos 1130 km pour aller l'installer dans son logement. Et alors je suis retournée voir si elle existait toujours...
Je veux parler de cette fameuse petite gaufre qui n'en a pas vraiment l'air, fabriquée de façon ancestrale par la pâtisserie MEERT.
Voui voui, elle est toujours là, et plus que jamais même. Une petite gaufre toute aplatie, fourrée de crème à la vanille de Madagascar, et devenue légendaire puisque Mr De Gaulle en était friand.
Alors si vous en avez l'occasion, ne manquez pas le coche, allez faire un tour dans la rue Esquermoise, rien que pour le coup d'oeil au magasin çà en vaut la peine. D'autres bonnes gourmandises vous y tendent les bras, telles que speculoos, guimauves, chocolats, pâtes de fruits. On retrouve également ces produits en ligne sur le site de la boutique.
Sur la route du retour et la voiture allégée, petite étape en Champagne.
L'occasion de rendre visite à notre fournisseur que je conseille à celles et ceux qui ne savent pas où s'adresser dans cette "jungle" : le champagne Berthelot-Piot, situé à Neuville près de Festigny, au coeur de la Route du Champagne. Producteurs récoltants, une entreprise avant tout familiale qui produit de bons champagnes abordables et pour toutes les occasions. D'ailleurs, ce ne sont pas les petits producteurs qui manquent dans cette région, gare aux dégustations !

Donc, ne pas hésiter à quitter l'autoroute A4 si monotone, pour faire un tour dans ces ravissants petits villages entourés de coteaux de vignes soignées au cordeau... et remplir le coffre de précieux cartons.
Un peu plus au sud enfin, après avoir rejoint la vallée du Rhône pour une étape familiale, une dernière halte et non des moindres.
Mr Pulpkitchen en parlait depuis longtemps, il voulait connaître ce lieu mythique au coeur de la grande cuisine française, et nous avons eu la chance de pouvoir y faire escale : l'Auberge du Pont de Collonges de Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d'Or.
Un dîner mémorable, sans photos hélas car mon appareil a rendu l'âme peu de temps auparavant (bisque, il faudra y retourner).
Heureusement, nous avions été prévenus et nous avions prévu le coup : déjeuner light à midi ! (à part la dégustation de champagne qui n'était pas prévue au départ).
Car la tâche fut lourde : il nous a fallu jongler entre la soupe aux truffes noires V.G.E (créée pour l'Elysée en 1975), le rouget barbet en écailles de pommes de terre croustillantes, et le chariot des desserts plus tentants les uns que les autres.
Et çà c'est mon menu, car côté homme, les choses se sont compliquées, avec l'escalope de foie gras poêlée au verjus, les filets de sole Fernand Point, et la volaille de Bresse en vessie...
Là on touche au coeur de la grande tradition française, les sauces sont riches et crémeuses, les assiettes sont copieuses.
Nous avons eu la chance d'être accueillis par Mr Bocuse en personne, personnage aussi mythique que ce lieu où tout est réglé au millimètre près.
Mr Paul a des détracteurs : un lieu un peu trop kitsch, une carte qui ne se renouvelle guère, une cuisine qui reste sur ses acquis, le nom Paul Bocuse omniprésent jusque sur les ronds de serviettes.
Mais Paul Bocuse, c'est aussi le symbole d'un classicisme parfait, une cuisine intemporelle qui fait partie de notre patrimoine.
Chacun pensera ce qu'il voudra, je pense néanmoins qu'il est une étape incontournable et qu'il faut avoir goûté une fois ces plats mythiques.
Heureusement qu'on ne va pas dans le nord trop souvent ! Une mise au vert s'est imposée après ces dégustations.... Ce n'est pas que j'aurais fait d'autres haltes de ce genre, mais il fallait rentrer vite fait. Je dois dire que c'est plutôt sympa d'être du bon côté de l'autoroute en période de retour de vacances... même si je n'ai pas (pour le moment) encore gagné au loto.



