PULP KITCHEN

Cuisine du sud... et d'ailleurs

09 février 2009

Pavés de saumon à la citronnelle

Un lit de poireaux étuvés pour des pavés de poisson, parfumés à la citronnelle que je découvre en ce moment.

Elaboré et modifié d'après une recette piquée dans la série Marabout Chef, spécial recettes minceur (mais oui...)

Pour 2 personnes :
2 pavés de saumon sans la peau
2 poireaux
1 branche de citronnelle fraîche
1 cube type Kub Or
1 dosette de safran en poudre
Gingembre en poudre
Sauce de soja
Huile d'olive - Sel et poivre

Préparer la fondue de poireaux au safran :
Fendre les poireaux, les laver et les émincer.
Faire chauffer 2 CS d'huile d'olive dans une sauteuse, y faire revenir les émincés de poireaux pendant 3 mn.
Poivrer, ajouter la dosette de safran et le cube de bouillon, verser 600 ml d'eau.
Bien mélanger le tout, laisser cuire à couvert 15 mn, puis ôter le couvercle et laisser cuire encore 5 mn pour que le jus réduise. Réserver.

Préchauffer le four à 180°.
Disposer les pavés de saumon dans un plat à four, les saler.
Fendre la branche de citronnelle, en retirer les feuilles extérieures et n'en garder que la partie basse, moins fibreuse. La hâcher finement.
Dans un petit bol, mélanger la citronnelle hâchée, 1 CS de gingembre, 1 CS d'huile d'olive, 1 CS de sauce de soja.
Etaler ce mélanger sur les pavés de saumon. Enfourner pour 10 mn environ.
Servir les pavés sur un lit de poireaux safranés.

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Variantes :
A faire avec des pavés de thon ou des filets de poisson blanc, type cabillaud.
On peut additionner le mélange de citronnelle d'un peu de zeste de citron vert.

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26 janvier 2009

Tempête : impro au coin du feu

Après avoir dévasté l'Aquitaine et les Landes, le calme avant la tempête de samedi matin s'est vite transformé en rafales infernales sur notre côte catalane.

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Moi qui avais prévu de bonnes petites recettes à essayer ce week-end, je me suis retrouvée sans électricité dès le samedi après-midi. Et bien sûr j'ai troqué la bonne vieille gazinière contre une belle plaque à induction...
On a l'air bêtes tout d'un coup : plus de lumière, plus de télé, plus d'internet, même plus de téléphone, même pas de piles pour écouter la radio, et j'en passe. Va peut-être falloir ressortir la TSF et apprendre le morse...
Puisque aujourd'hui j'écris ce billet, c'est bien parce que fée électricité est revenue, mais nous subissons encore les affres du délestage : un coup jt'en donne, un coup jt'en donne pas.

Tout çà pour dire que j'ai passé une excellente soirée samedi soir ! Oui excellente, au clair des bougies et des jeux de société ressortis du fond des placards. Un moment de convivialité près de la cheminée devenue centre vital de la maison.

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Ni une ni deux, on retrouve un support de casserole au sous-sol, on l'installe sur les braises, et on fait cuire nos gambas préalablement marinées dans une petite paëlla. Un peu de riz pour compléter au lieu de la salade prévue initialement, et le tour était joué.

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Un régal que ces Gambas marinées à la thaïlandaise :

La marinade est préparée avec 15 cl de lait de coco, une branche de citronnelle finement émincée, le jus de 2 citrons verts, 1 CS d'huile d'olive, sel et poivre, une pincée de poivre de Cayenne, quelques brins de coriandre.

On y fait mariner une vingtaine de petite gambas pendant 1 heure, puis on les égoutte, et on les fait poêler sur feu vif de chaque côté, dans un wok ou comme moi une poêle de paella. Après les avoir retirés du feu, faire réduire la marinade pendant 5 mn et en napper les gambas.

Prière d'être indulgents pour la qualité des photos, c'était pas le top au clair des bougies...

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18 décembre 2008

Sardines marinées

La saison de la sardine se termine. Je dirais même qu'elle s'est achevée en novembre... Mais il faut dire que j'ai essayé cette recette il y a 3 semaines maintenant... Alors, plutôt que de la garder dans mes plaquettes jusqu'à l'année prochaine, je l'édite maintenant. Cela nous une entrée fraîche, parfaite pour un apéritif également, avec quelques toasts grillés à point. Oubliée l'odeur de la sardine grillée, place à la finesse de son goût...

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A prévoir :
1 kg de sardines bien fraîches, oeil vif et brillant SVP
Fleur de sel - Poivre moulu
1 oignon rose doux (oignon de Roscoff parfait)
1 beau citron
Huile d'olive - Vinaigre de Xérès
2 feuilles de laurier
Quelques brins de persil

Ecailler les sardines en les essuyant doucement sous un filet d'eau. Séparer la tête du corps, les entrailles doivent suivre.
Détacher délicatement les filets de l'arête centrale, les rincer, les sécher sur du papier absorbant et les disposer dans un grand plat.
Un peu fastidieux... mais après c'est du gâteau !
Saler les filets à la fleur de sel, et les poivrer.
Presser le jus du citron, puis le battre dans un bol avec environ 10 cl d'huile d'olive.
Emincer l'oignon doux et le répartir sur les filets de sardines.
Disposer les 2 feuilles de laurier, puis verser le mélange huile-citron sur le tout.
Laisser mariner au moins 1 heure au frais avant de servir, avec quelques feuilles ciselées de persil frais.
Sans oublier le petit muscat sec pour accompagner le tout.

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27 novembre 2008

Papillotes de saumon à l'orange

A la découverte de ma famille. J'ai vu çà sur le blog de Cachou, j'ai trouvé que les images étaient très rigolotes. A vous de vous y mettre... Donc chez moi c'est :

Family

Vous pouvez même mettre le chien et le chat de la maison ! Pour créer votre family, allez sur le site PYZAM.

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La saison des oranges et autres agrumes arrive. Quand je vois les clémentines sur les étals, çà me fait penser à de petites boules de Noël... Nous on adore les décortiquer et les manger au coin du feu avec quelques noix, on ne s'arrêterait plus.

Pratiques, les oranges se prêtent quant à elles à de multiples préparations, sucrées (notamment avec le chocolat) mais aussi salées, que ce soit avec du canard, du poulet, des crevettes, des endives, etc. et j'en passe...

J'ai testé cette alliance entre oranges, poireaux et saumon, le tout en papillotes :

Pour 4 papillotes :
4 pavés de saumon frais
3 oranges
2 poireaux
2 échalotes
5 cl de vin blanc
Huile d'olive - sel et poivre
Quelques brins d'aneth

Pour commencer, peler 2 oranges à vif et les couper en quartiers. Presser le jus de la 3ème orange.
Eplucher les échalotes et les émincer, parer les poireaux et les couper en petits morceaux.
Faire chauffer 2 CS d'huile d'olive dans une poêle, y faire revenir les échalotes quelques instants, puis ajouter les poireaux.
Remuer, laisser étuver 3 mn, puis verser le vin blanc, continuer la cuisson jusqu'à ce qu'il soit évaporé.
Ajouter alors le jus d'orange, laisser étuver à couvert pendant 10 mn.
Chauffer le four sur 200° et préparer 4 grands carrés de papier aluminium.
Disposer en leur milieu 2 à 3 cuillers de poireaux étuvés, surmonter d'un pavé de saumon, saler et poivrer.
Les surmonter d'un brin d'aneth, disposer des quartier d'orange sur le dessus et le côté.
Refermer soigneusement les papillotes, enfourner pour 20 mn environ.
Servir les papillotes directement dans les assiettes, chacun ouvrira son paquet surprise...
A servir tel quel, ou avec un peu de riz basmati.

NB : pour les gourmands, on peut ajouter un peu de crème fraîche aux poireaux une fois qu'ils sont cuits.

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10 octobre 2008

Espadon mariné à la plancha

J'ai expérimenté cette façon rapide de préparer l'espadon, à cuire à la plancha, mais tout aussi bien dans une poêle bien chaude.
L'espadon a un goût fin et délicieux quand il est cuit rapidement, pour ne pas qu'il soit trop sec.
Ce poisson, si convoité en pêche sportive de par sa taille et sa puissance, se pêche notamment en Méditerranée en été et début d'automne. Réputé un peu gras comme le thon, sa couleur n'a pourtant rien à voir avec ce dernier. Il est facilement reconnaissable !

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Pour 4 personnes :
2 belles tranches d'espadon
1 citron vert
Quelques branches de thym et d'aneth frais
Huile d'olive
Sel - Piment d'Espelette

Préparer la marinade :
Presser le jus de citron. Le mettre dans un bol, y ajouter le thym et l'aneth ciselé, une bonne pincée de piment d'Espelette, et 10 cl d'huile d'olive. Mélanger le tout à la fourchette.
Rincer et sécher les tranches d'espadon, les couper en 2 pour obtenir 4 portions.
Les disposer à plat dans une grande assiette, arroser avec la marinade. Bien imprégner les tranches en les retournant, puis couvrir l'assiette de film alimentaire et garder au frais pendant 2 heures.

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Au moment de la cuisson, faire chauffer la plaque ou une grande poêle graissée à l'huile d'olive.
Egoutter les tranches d'espadon et les faire cuire environ 2 mn sur chaque face, en fonction de leur épaisseur.
Servir aussitôt, accompagné de riz basmati ou d'une poêlée de poivrons aux oignons.
On peut le cuire également au barbecue en été.

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10 septembre 2008

C'est encore l'été - 2 : Eloge de la sardine

Stop ! Arrêtons de parler rentrée, pulls à grosses mailles, cartables et cie, inscriptions, impers, maquillage d'automne, reprise du boulot, moral à zéro, taxes foncières, rentrée politique, pouvoir d'achat en berne... nous fatiguent à la fin !

Et si on parlait plutôt vendanges, figues, oliviers, soleil, douceur de l'air, week-end à la campagne, confitures, barbecue ...

On me rétorquera : facile à dire quand on vit plein sud... Cependant, l'automne arrivera bien assez vite, alors de grâce, que l'on ne nous précipite pas si durement dans l'ambiance hivernale via les magazines de presse, et profitons encore de cet été qui a tendance à passer toujours en coup de vent.

Et puisque je parle de pouvoir d'achat, donnons lui un petit coup de fouet en achetant des sardines !
Non seulement elles embaumeront les maisons de vos voisins et leur donneront envie de repartir illico à la plage (à l'exception des mégères qui diront que çà les incommode), mais également elles garderont un regard bienveillant sur votre porte-monnaie.
L'on aura compris que je parle bien ici de la sardine grillée...
Alors si vraiment vraiment vous ne pouvez pas vous le permettre parce que votre voisin est irascible, notez cette recette pour l'été prochain.
Au pays catalan, la sardinade est une institution au même titre que la cargolade, et il n'est pas rare d'avoir l'occasion d'en déguster lors de "sardinades - monstres".
Je vous livre ici la façon-à-mon-mari-parce-que-c'est-lui-qui-les-prépare, suivant ses instructions.
Chacun y apportera son grain de sel à sa façon, mais celle-ci est bien traditionnelle.
En matière de sardinade, on ne rigole pas, c'est une affaire sérieuse.

Pas convaincus ? Pour info, la sardine est riche en Oméga 3, phosphore (pour un squelette élégant en cette rentrée), vitamine B3 dite également PP (tout bénef pour votre peau encore bronzée), et B6 (pour lutter contre le stress automnal). Bref, le roman de la rentrée, c'est elle, la sardine !

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(source : ifremer.fr)

Règle de base : dénicher des sardines fraîches pas trop grosses, oeil brillant et "axurit" (débrouillard), fermes et pas ramollos car la bête convoitée est très fragile.
Pour les ingrédients, on prévoiera un joli feu de sarments, à défaut de charbon de bois, à défaut ou plutôt au pire, au gaz ou électrique. Plus du sel et un filet d'huile d'olive.
Et c'est tout.
Puristes jusqu'au bout.
On assume.

Pour la quantité à prévoir, ce sera en fonction des goûts, nous on en mange bien une dizaine par personne.
Un débat est fréquemment soulevé, entre ceux qui vident la bête, et ceux qui ne la vident pas.
Nous personnellement, nous ne les vidons pas, ce qui permet de ne pas les abîmer. Plus on les manipule, plus on les fragilise. Tout est question de délicatesse lors de la dégustation.

Faut quand même les écailler !
Le meilleur moyen, c'est le papier journal que l'on passera à peine frotté sur les petits corps argentés à deux reprises (prenez l'Indépendant ou Midi Libre, ce sera encore meilleur).
Et on n'enlève pas les têtes non plus.
Juste écaillées au papier journal, rincées et épongées.
Les disposer serrées têtes bêches sur la double grille ouverte préalablement passée sur la flamme, prendre son temps pour bien les disposer, histoire qu'elles ne se cassent pas la figure dans la braise.
Les arroser d'un filet d'huile d'olive et saler généreusement.
Les installer au-dessus de la braise et leur tenir compagnie quelques minutes, puis les retourner avec précaution et laisser encore quelques instants.

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Voilàààà....

Il n'y a plus qu'à les servir et les manger avec les doigts suivant une technique précise : on mord latéralement sur le flanc de la sardine et on longe l'arête. On évite bien sûr de manger la partie "tripes" amère, c'est pas très difficile, juste un coup à prendre.
Puisque variantes il existe, on peut ajouter avant dégustation: un filet de vinaigre de vin, ou un jus de citron.
Ou les saupoudrer de thym frais avant cuisson. Et surtout ne pas omettre une bonne bouteille de muscat sec pour les accompagner en le buvant pourquoi pas au porro.
Et tant qu'à faire, utiliser une huile d'olive du pays catalan. La culture des oliviers est chez nous en plein renouveau, et pas seulement pour orner les jardins puisque la production d'huile d'olive est en constante augmentation.

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16 mars 2008

Moules d'Espagne et curry : marions-les !

Dans ma région, les moules que l'on trouve le plus chez le poissonnier sont bien entendu les moules d'Espagne, non pas qu'elles viennent forcément d'Espagne, mais c'est leur nom ; ailleurs, on les appelle aussi moules méditerranéennes ou moules du midi. Leur intérêt nutritif est très intéressant, et leur intérêt financier aussi  !

Chez nous elles se mangent souvent crues sur un plateau de fruits de mer, mais elles s'accommodent aussi très bien de diverses façons, farcies ou en sauce. Souvent je leur préfère les moules de Bouchot, plus petites mais plus goûteuses pour les faire à la marinière. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut prendre garde à ne pas trop les cuire, car elles se transforment vite en vieux mollusques rabougris !

Vendredi je me suis donc lancée dans une petite recette, genre mouclade, mais avec du curry dans la sauce.
Succulent avec du riz.

Moules sauce au curry
Pour 4 personnes
2 kg de grosses moules d'Espagne
2 échalotes
10 cl de vin blanc sec
10 cl de crème fraîche
1 CC de maïzena
2 jaunes d'oeufs
1 CS de curry en poudre + 1 CC de curcuma
Poivre
Persil plat - Huile d'olive

Gratter, rincer et égoutter les moules.
Eplucher et émincer les échalotes.
Prendre un faitout, y faire revenir les échalotes 2 à 3 mn avec 1 CS d'huile d'olive, puis verser le vin blanc, couvrir et laisser mijoter à feu doux 5 mn, jusqu'à ce que les échalotes soient bien tendres.
Ajouter les moules. Les faire revenir à feu vif jusqu'à ce qu'elles s'ouvrent en les mélangeant régulièrement. Prière de ne pas les laisser se rabougrir.
Ôter du feu, égoutter en gardant le jus dans une casserole, décoquiller les moules en gardant une moitié de coquille, les disposer dans un plat graissé au fur et à mesure. Filtrer le jus des moules à travers une passoire fine et le reverser dans une casserole propre.
Faire la sauce : dans un bol, mélanger les jaunes d'oeufs, la crème fraîche, le curry, le curcuma, une pincée de poivre, et 1 CC de maïzena. Délayer avec 2 CS du jus de moules, reverser dans la casserole de jus, faire chauffer doucement en mélangeant au fouet et sans laisser bouillir, jusqu'à ce que la sauce soit liée.
Napper les moules avec la sauce, passer le plat quelques instants sous le grill du four, servir aussitôt, après avoir saupoudré de persil ciselé.

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Conseil : OUBLIEZ LE SEL ! Parce que vous verrez que la sauce est déjà très salée. D'ailleurs la prochaine fois, je couperai mon jus de moules avec un petit peu de lait pour l'adoucir...

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31 janvier 2008

Espadon au rougail de mangue

Puisque je suis dans la mangue en ce moment, je continue. Voilà une recette que j'ai essayée le week-end dernier, inspirée du Grand Livre de cuisine d'Alain Ducasse, qui lui la fait avec du cabillaud frais. Une vraie Bible, ce pavé. Je recule souvent devant le contenu et autres ingrédients de ses recettes, mais si on les regarde d'un oeil un peu plus léger (et moins découragé), on y trouve une source intarissable d'inspiration.
J'étais partie pour acquérir une queue de lotte qui était mon choix de départ, et je suis revenue avec ... des tranches d'espadon qui nous ont fait de l'oeil au rayon poisson (moi et mon porte-monnaie, j'entends). Le tout avec une sauce parfumée qui nous a bien plu, et que je n'hésiterai pas à refaire avec d'autres poissons.

TOMATES

Pour 4 personnes :
4 tranches d'espadon
5 cl de lait de coco
5 cl de jus de citron
Huile d'olive, fleur de sel

Pour le rougail :
5 tomates
1 mangue
1 oignon rouge
1 piment oiseau
3 gousses d'ail
huile d'olive, vinaigre balsamique
sel et poivre, 1 CC de sucre en poudre

A l'attaque :
Préparer d'abord la fondue de tomates : Les plonger 30 secondes dans une casserole d'eau bouillante pour pouvoir les peler, puis les épépiner et les hâcher grossièrement au couteau.
Hâcher une gousse d'ail, la mettre dans une poêle profonde avec 1 CS d'huile d'olivre, faire revenir quelques instants, puis ajouter les morceaux de tomates, 1 CC de sucre en poudre, 1 CC de vinaigre balsamique, saler et poivrer. Laisser mijoter environ 30 mn à couvert, jusqu'à ce que le tout "compote". Réserver.
Préparer le rougail : hâcher l'oignon, le faire revenir avec 1 CS d'huile d'olivre dans une sauteuse. Emincer le piment oiseau et 2 gousses d'ail, les ajouter à l'oignon. Eplucher la mangue et la couper en brunoise (tout petits dés). L'ajouter dans la sauteuse ainsi que la fondue de tomates, laisser mijoter le tout 5 mn, puis arrêter le feu. La sauce sera réchauffée au moment de la cuisson du poisson.

Mélanger le lait de coco et le jus de citron dans une grande assiette, y faire mariner les morceaux d'espadon pendant une dizaine de minutes.
Egoutter le poisson, puis le cuire dans une poêle graissée à l'huile d'olive sur feu vif, 2 à 3 mn de chaque côté, en fonction de son épaisseur (mais surtout pas trop longtemps pour ne pas le sécher). Saler à la fleur de sel.
Dresser les tranches de poisson au milieu des assiettes, recouvrir de sauce rougail, servir accompagné de riz blanc ou sauvage.

ROUGAIL

Pour ce qui est de l'assaisonnement, le rougail est en principe bien pimenté, et les amateurs mettront plus de piment. A noter que la teneur en piment augmente si la sauce s'est bien reposée (il nous en restait le lendemain et ... waoou !).  noter également que c'est une sauce qui pourra très bien être consommée froide en été.

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26 novembre 2007

Loup de mer rôti et son "arroz negro"

Ma belle-soeur a pensé à moi l'autre jour en me rapportant de l'encre de seiche en petites doses de notre excellente poissonnerie de Port-Vendres. A vrai dire, je n'avais jamais remarqué ces petites boîtes, et çà m'a paru très pratique. Je ne sais pas si çà vous est déjà arrivé de crever une petite poche d'encre en nettoyant les calmars, mais vous en avez pour 8 jours à vous décrasser les ongles. Donc vu sous cet angle, l'approche me plaît bien ; juste une petite dosette plastique de 4 g à presser pour en extraire une encre un peu épaisse et visqueuse, on n'arrête pas le progrès. Bien entendu, la première idée qui m'est venue à l'esprit, c'est un risotto, mais çà marche très bien aussi avec des pâtes.

Pour cette fois, je n'ai pas utilisé de riz arborio, mais tout simplement du riz rond espagnol, et c'est bluffant, çà marche également très bien pour le risotto. D'autre part, pas de seiches dans cette recette, mais du poisson frais. J'étais partie à la poissonnerie pour de beaux pavés de poisson à poêler ou des filets de rougets, je suis revenue avec 2 beaux loups entiers. Pas prévu au départ. Au final, j'ai fait très simple pour les loups, je les ai rôtis au four, et ils étaient excellents. Bien entendu, ce risotto peut être accompagné d'un autre poisson au choix. La prochaine fois, je l'essaierai avec des calmars au safran : pour le jaune d'or sur le noir !

Pour les loups : je les ramène écaillés et vidés de la poissonnerie. Graisser un grand plat à l'huile d'olive, y déposer 2 tomates coupées en tranches sur le fond. Masser les loups à l'huile d'olive, les saler, et les disposer en quinconce dans le plat.  Les saupoudrer d'un mélange d'herbes de provence et de graines de fenouil. Les enfourner pour environ 20 mn dans un four préchauffé à 210°, tout dépend de la taille du poisson... et essayer de coordonner la cuisson du poisson avec celle du riz, pour que tout soit prêt en même temps.

Pour le riz, prévoir pour 4 personnes : 350 g de riz rond, 2 dosettes d'encre de seiche, 2 échalotes, 1 gousse d'ail, 15 cl de vin blanc sec, environ 1 l de fumet de poisson tout chaud, huile d'olive

Eplucher et hâcher les échalotes et l'ail.  Les faire revenir à l'huile d'olive dans un faitout ou un wok. Verser le riz, laisser 2 mn en remuant jusqu'à ce que les grains deviennent translucides. Mouiller avec le vin blanc, remuer régulièrement jusqu'à ce qu'il soit absorbé. Ouvrir les dosettes d'encre de seiche et les mettre dans un bol profond. Y ajouter 2 louches de fumet de poisson, bien remuer au fouet pour tout diluer. Verser ce mélange sur le riz, continuer la cuissson du riz pendant environ 20 mn, en ajoutant le fumet de poisson au fur et à mesure et en remuant régulièrement.

Dès que le riz n'est plus craquant, servir ! ... et si on a le temps, disposer joliment le riz dans l'assiette, surmonté d'un morceau de poisson... Inutile de préciser que j'ai mangé tiède, quand les autres mangent, moi je fais mes photos, que de sacrifices tout de même...

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12 novembre 2007

Filets de dorade au coulis d'olives noires

Je deviens une occasionnelle du blog, le temps me fait souvent défaut pour m'en occuper de façon régulière. Tant pis, je stocke les idées recettes et je les édite quand je peux. En fait, je passe aussi beaucoup de temps à lire les blogs des autres ! Il y en a d'ailleurs de formidables...

Habitant en bord de mer, je dois me faire un point d'honneur à dégoter quelques bonnes idées "poisson". Ce n'est pourtant pas spécialement mon fort. Cette fois-là (il y a environ 1 mois !) nous n'étions que deux à table, et j'ai voulu me lancer dans la préparation des filets de dorade. J'ai donc acheté 2 belles dorades, et j'ai levé les filets par moi-même. "Lever les filets", belle expression en vérité ; pour moi, ce serait plutôt "charcuter les filets". Entre vider les bestioles, couper les nageoires, finir l'écaillage à moitié fait, et couper les filets, j'en ai bien eu pour une demi-heure. Ce n'est pas chose aisée, mais j'y suis à peu près parvenue. Ouf.

Je les ai simplement poêlés à l'huile d'olive. Pour les accompagner, j'ai fait un coulis d'olives noires, recette extraite d'un vieux bouquin sur l'huile d'olive, et des tomates confites à l'anis, les dernières du jardin.

Pour le coulis d'olives : 100 g d'olives noires au naturel dénoyautées, 1 échalote, 5 cl de vin blanc, 10 g de beurre, 10 g de farine, 150 ml de fumet de poisson, 5 cl de crème fleurette, huile d'olive, sel & poivre.

Blanchir les olives pendant 1 mn à l'eau bouillante, les égoutter, réserver. Dans une petite casserole, faire fondre doucement le beurre, puis ajouter la farine et faire un roux. Mouiller avec le fumet de poisson, comme pour une béchamel, laisser épaissir à feu doux en remuant. Saler, poivrer, ajouter la crème fleurette. Dans une poêle, faire revenir l'échalote hâchée avec 1 CS d'huile d'olive, ajouter les olives coupées en deux et le vin blanc. Laisser mijoter 5 mn. Verser le contenu de la poêle dans la "béchamel", mixer le tout très finement. Réserver et réchauffer à feu doux au moment de servir.

Pour les tomates confites : prendre 6 tomates, les couper en quatre et les épépiner, les mettre sur une plaque recouverte de papier sulfu. Saler, saupoudrer d'anis en grains, d'herbes de provence, ajouter un filet d'huile d'olive, enfourner pour 1 heure dans un four préchauffé à 170°. On les mange tièdes ou froides, elles sont à moitié séchées et très parfumées.

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Il ne reste plus qu'à poêler les filets de dorade, et à disposer tout çà sur les assiettes. Le tout était délicieux, l'association idéale, je le referai sans aucun doute. Au moins, éditer cette recette me servira à m'en souvenir !

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Posté par pulco_ à 17:40 - Poissons et crustacés - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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